reyna-art (18)

Plasticienne.

Dessin, peinture, photographie, vidéo
Vit à Toulouse.

« Lorsque l’on regarde mes peintures, on est surpris par la permanence de la figure humaine, quel que soit le format, l’écriture et la technique utilisés.
Mon espace pictural en est littéralement peuplé.
Je me suis demandée: pourquoi cette récurrence?
Quand les idées surgissent, des corps émergent, spontanément. Je les vois vivre, respirer, chercher leur place, se rencontrer. Ils existent.
Leur présence dans ma peinture est charnelle et réelle .
Leur tailles? Souvent l’échelle 1, ou alors le format de l’oeuvre elle-même est suffisamment grand pour qu’ils nous interpellent physiquement.
Leur enveloppe est libérée de vêtements et d’entraves, ils portent l’esprit et le manifestent.
Je prends plaisir à chercher la texture d’un bras,d’un buste,d’un dos. J’aime faire vibrer la lumière sur ces volumes faits d’énergie et de mouvement…
Reyna

« …J’ai dit que notre société avait besoin d’audace… Reyna n’en manque pas.
Vous l’avez sous les yeux: tumultueux et surprenant.
J’ai beaucoup parlé avec Reyna, je n’ai pas qualité pour vous donner les clés de son imaginaire mais je souhaite cependant avec toute la modestie d’une appréhension personnelle vous donner quelques points de repère qui, au-delà des inévitables surprises du premier contact, peuvent vous donner accès à une oeuvre dont l’essentielle caractéristique est l’acte d’authenticité qui la génère et qui la conduit.
43 toiles et 6 dessins sont les éclairs de cet ouvrage étourdissant de formes, de lumières, de couleurs et de symboles, mélange quelquefois détonnant de ce que l’on croit avoir déjà vu et de ce jamais vu qui trouble au point qu’il reste toujours quelque chose quand les yeux se sont fermés, qui ont regardé.
S’il en est ainsi, c’est que cette oeuvre, sans succomber aux séductions d’une peinture littéraire,ou aux appels secrets et peut-être freudiens de l’abstraction, répond à la vision de la vie, à une sorte de culte du mouvement, de la liberté des corps dans l’accompagnement d’un symbolisme qui a des racines profondes dans la traduction picturale d’une pensée et d’un art.
Chez Reyna, il n’est en effet pas douteux que le symbole est à sa peinture, ce que la parabole est au verbe. »

Extrait d’un discours de François Gerbaud lors d’une exposition personnelle
François Gerbaud, journaliste et homme politique